L’Amour & l’Obéissance

Ézéchiel 24 : 15-18

La parole de l’Eternel me fut adressée, en ces mots :

16  Fils de l’homme, voici, je t’enlève par une mort soudaine ce qui fait les délices de tes yeux. Tu ne te lamenteras point, tu ne pleureras point, et tes larmes ne couleront pas.

17  Soupire en silence, ne prends pas le deuil des morts, attache ton turban, mets ta chaussure à tes pieds, ne te couvre pas la barbe, et ne mange pas le pain des autres.

18  J’avais parlé au peuple le matin, et ma femme mourut le soir. Le lendemain matin, je fis ce qui m’avait été ordonné.

A chaque fois que je lis ce passage, mon cœur est rempli d’émotions jusqu’aux larmes, considérant l’obéissance absolue du prophète. Attention, je ne veux nullement dire qu’Ézéchiel est complètement insensible à ce qui lui arrivait. O non ! Comment pourrait-il être insensible, alors que cette femme, sa femme, était l’objet de ses désirs, de son amour, l’Amour de sa vie…. Non ! Cela a dû être terrible pour le prophète !

 

Imaginez que votre épouse bien-Aimée, celle que vous chérissez sur votre cœur, celle qui ne fait plus qu’un avec vous, celle qui est l’objet de vos désirs…. Meurt subitement….

Qu’elle ne sera pas votre douleur ! O combien votre souffrance ne sera-t-elle pas grande !!!

 

Voyez ce que demande Dieu à Ézéchiel. Il lui demande de ne rien faire de ce qui fait parti de sa propre culture lorsque l’on perd un être cher. Non seulement cela, mais encore, il lui demande de renoncer à ce qui est le propre de l’homme lorsque l’on perd un être cher : De ne pas pleurer !!!!

 

Vous rendez-vous compte, vraiment compte, de ce que Dieu demande à son prophète ?

 

L’Impossible !

 

Que fit le prophète ?

 

«Le lendemain matin, je fis ce qui m’avait été ordonné.»

 

Maintenant, réfléchissons.

 

Qu’est-ce qui a permit au prophète de faire l’impossible ou en d’autres termes, d’obéir ?

Son Amour pour Son Dieu à l’instar de celui que Jésus-Christ avait pour son Père et pour nous -même.

Dieu occupait la Première place dans la vie du prophète, vraiment la première place.

 

Lisez les chapitres 2, 3 et 4 et observez tout ce que Dieu à demandé de faire à son serviteur !!!

Quel Amour ! Quelle soumission ! Quelle obéissance ! Quel exemple !

 

Pensez-vous que Dieu ait été un Dieu cruel, pour imposer à celui qui apportait ses Oracles au peuple, une chose aussi contre nature que de ne pas pleurer, lorsque la douleur est à son paroxysme ? Aurait-on quelque hésitation à répondre ? Je reste souvent longuement devant ce passage à le méditer. Mes pensées se bousculent et un terrible combat fait rage en moi-même : L’amour de moi qui inclus tout ce qui fait parti de moi, lutte contre tout ce qui fait parti de Dieu et qui habite en moi. Qui va l’emporter sur l’autre ?

 

Samuel L'HERMITTE

 

 

 Mise à jour Le: samedi 08 octobre 2016 15:57