L'EGLISE CATHOLIQUE
La différence entre la doctrine catholique et l'enseignement de la Bible

Le clergé

Selon l'église catholique, le pape, les évêques et les prêtres sont les représentants de Dieu qui ont le pouvoir de pardonner les péchés.

Les chrétiens évangéliques croient, avec la Bible, que le pardon du pécheur repentant est accordé par Dieu, moyennant la foi dans la Personne et l’œuvre du Seigneur Jésus (Actes 10 : 43 ; 13 : 38,39 ; 26 : 17,18).

Pour le chrétien qui a péché, l'apôtre Jean écrit : « Si nous confessons nos péchés, il (Dieu) est fidèle et juste pour nous les pardonner et pour nous purifier de toute iniquité... Si quelqu'un a péché, nous avons un avocat auprès du Père, Jésus-Christ le juste » (1 Jean : 1 : 9 ; 2 : 1).

Chaque croyant a le privilège de s'approcher de Dieu sans intermédiaire humain. «II y a un seul médiateur entre Dieu et les hommes, Jésus-Christ homme» (1Timothée 2 : 5). «Il est toujours vivant pour intercéder en faveur de ceux qui s'approchent de Dieu par lui» (Hébreux 7 : 25).

Le Nouveau Testament enseigne clairement que le Seigneur Jésus est le seul souverain sacrificateur (ou : grand prêtre) de son peuple. Son sacerdoce n'est pas transmissible (Hébreux 4 : 14-16 ; 7 : 23-28). D'autre part, tous les vrais chrétiens sont sacrificateurs (ou prêtres) avec le privilège d'offrir à Dieu des sacrifices de louange et d'adoration (1 Pierre 2 : 5 ; Hébreux 13 : 15).

La messe

L'église catholique définit la messe comme étant un sacrifice non sanglant dans lequel Jésus-Christ, contenu dans les espèces du pain et du vin, s'offre sur l'autel à Dieu par les mains du prêtre. De plus, l'église prétend qu'après la consécration l'hostie est le vrai corps de Jésus-Christ, et que dans le calice il y a son vrai sang. C'est le dogme de la transsubstantiation qui a été défini par le Concile de Trente au 16ème siècle.

Au cours des siècles, le simple mémorial de la personne et de l’œuvre du Seigneur Jésus a été tellement déformé qu'il est devenu méconnaissable dans beaucoup d'églises qui ont abandonné la simplicité du christianisme biblique.

Que dit l'Écriture? Elle affirme qu'un sacrifice non sanglant est sans valeur pour effacer les péchés, car «sans effusion de sang il n'y a pas de pardon » (Hébreux 9 : 22).

 

 

Jésus-Christ peut-il être sacrifié de nouveau ? Voici les déclarations de la Parole de Dieu qui sont claires : «Christ ressuscité des morts ne meurt plus, la mort n'a plus de pouvoir sur lui... il est mort une fois pour toutes » (Romains 6 : 9,10). «Il a paru une seule fois pour abolir le péché par son sacrifice... Christ s'est offert une seule fois pour porter les péchés» (Hébreux 9 : 26,28 ; voyez aussi Hébreux 7 : 26,27 ; 9 : 12 ; 1 Pierre 3 :18).

La messe est une déformation de la cène, appelée aussi le Repas du Seigneur, où Jésus a dit: «Ceci est mon corps... ceci est mon sang... Faites ceci en mémoire de moi (Matthieu 26 : 26-28 ; Luc 22 : 19, 20). C'est un langage métaphorique, ou imagé, comme lorsque le Seigneur a dit: «Je suis la porte... Je suis le chemin». Aujourd'hui, un homme peut dire en montrant une photo de son épouse : C'est ma femme! Chacun comprend sans ambiguïté.

Cette autre parole de Jésus : «Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang» n'a rien à voir avec le Repas du Seigneur. Elle a été prononcée dans un contexte tout à fait différent, où nous voyons que «manger sa chair et boire son sang» sont synonymes de croire en lui et en son œuvre rédemptrice. (Comparez Jean 6 : 51-54 et les versets 40, 47.) Jésus a pris soin de préciser: «Les paroles que je vous ai dites sont esprit et vie» (Jean 6 : 63), pour indiquer qu'il fallait les comprendre dans un sens spirituel. Pour bien saisir ce que Jésus a voulu dire, il faut lire attentivement tout ce qu'il a réellement dit. Il est recommandé de lire en entier ce chapitre 6 de l'Évangile de Jean, et de ne pas seulement en extraire des paroles hors contexte.

Les sacrements

L'Église catholique a institué sept sacrements qui sont, d'après sa propre définition, «des signes sensibles pour nous donner la grâce».

C'est en vain qu'on cherche dans le Nouveau Testament l'idée même d'un sacrement ou d'un rite transmetteur de grâce. Ni rites, ni mérites ne peuvent nous obtenir le salut.

La Bible ne nous présente pas un salut sacramentel, mais spirituel. La grâce de Dieu est reçue par un acte de foi dans la Parole de Dieu et la Personne du Fils de Dieu (Jean 3 : 16, 36 ; Romains 10 : 9-10 ; Galates 3 :22 ; Éphésiens 2 : 8,9). La grâce signifie simplement une faveur imméritée que Dieu accorde à quiconque reconnaît sa culpabilité et son indignité.

Le baptême

En réponse à la question «Qu'est-ce que le Baptême ?». Le catéchisme catholique donne la définition suivante : «Le baptême est un sacrement qui efface le péché originel, nous fait chrétiens,

 

 

 enfants de Dieu et de l'Église, et héritiers du ciel». La Bible ne parle pas du «péché originel» comme d'une tache, ce qui laisserait sous-entendre quelque chose de superficiel, mais, au contraire, elle nous montre que le problème de l'homme est plus profond ; il vient du cœur (Genèse 6 : 5 ; Jérémie 17 : 9 ; Matthieu 15 : 19).

Comment devenir enfant de Dieu ? Voici ce que dit l'apôtre Paul en s'adressant à des croyants : «Vous êtes tous fils de Dieu par la foi en Jésus-Christ» (Galates 3 : 26). L'apôtre Jean enseigne aussi, dans le prologue de son Évangile, que c'est en recevant Jésus-Christ par la foi qu'on devient enfant de Dieu (Jean 1 : 12,13).

Qui doit être baptisé ? Dans les évangiles et dans le livre des Actes des apôtres nous voyons que ce sont les croyants qui étaient baptisés, après avoir accepté l'Évangile (Voyez : Marc 16 : 15,16 ; Actes 2 : 41 ; 8 : 12,36-39 ; 18 : 8).

Comment et pourquoi être baptisé ? Le dictionnaire Larousse dit que le mot baptême vient du grec baptizein qui signifie immerger.

En écrivant aux chrétiens de Rome, l'apôtre Paul s'exprime ainsi : «Ignorez-vous que nous tous qui avons été baptisés en Jésus-Christ, c'est en sa mort que nous avons été baptisés ? Nous avons donc été ensevelis avec lui par le baptême en sa mort, afin que, comme Christ est ressuscité des morts par la gloire du Père, de même nous aussi nous marchions en nouveauté de vie» (Romains 6 : 3,4).

Le Chanoine Crampon, traducteur catholique de la Bible, dit ceci dans sa note explicative sur le texte que nous venons de lire : «Dans les premiers siècles, le baptême se conférait par immersion ; le catéchumène était entièrement plongé dans l'eau, d'où il sortait aussitôt. Paul ne voit pas seulement dans ce double rite un symbole extérieur de la mort (suivie de la sépulture) et de la résurrection (sortie du sépulcre) de Jésus-Christ; il y attache une signification plus intime : l'immersion, c'est la mort au péché; c'est le vieil homme, l'homme selon la nature, qui disparaît sous les eaux et s'ensevelit comme dans un sépulcre ; l'émersion, c'est la naissance de l'homme nouveau, de l'homme régénéré par l'Esprit-Saint».

En résumé, asperger quelques gouttes d'eau sur le front d'un nouveau-né n'est pas le baptême biblique. Lorsque le baptême est à sa place (après la conversion) et dans sa bonne forme (par immersion), il retrouve toute sa signification.

 

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Mise à jour de ce document mercredi 03 octobre 2012