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a deuxième
Épître aux Corinthiens fut écrite moins d’un an après la première, tant le fardeau spirituel de l’apôtre était grand. Car, en plus des problèmes dont l’apôtre avait eu à s’occuper dans sa première lettre, une vague de méfiance à son égard déferlait sur l’Eglise de Corinthe. Les uns ne le croyaient pas sincères
; d’autres mettaient en doute son autorité apostolique. Aussi, Paul se défend-il en montrant à l’Église l’éclatante évidence de sa sincérité de serviteur de Dieu. Voilà pourquoi cette
Épître revêt un caractère personnel qui en fait une sorte d’autobiographie. On trouve donc ici une accumulation inhabituelle de mots exprimant une souffrance de
cœur, d’esprit, de corps: soucis, tristesse, affliction, angoisse, détresse, souffrance, larmes, jeûnes, faiblesse, peine, travaux, périls, coups, persécutions. Mais d’autre part, les termes "consolation", "consolé", se rencontrent plus souvent que dans les autres écrits de Paul; de surcroît, les expressions de joie et de triomphe apparaissent fréquemment. Aucun autre chrétien n’a pu énumérer autant de souffrances et d’exploits le concernant que ceux mentionnés dans les
chapitres 10 et
12.
L’Epître peut être divisée
ainsi :
1. Introduction,
1:1-11.
2. Principes de base du ministère de Paul,
1:12 à
7:16.
3. Collecte en faveur des pauvres de Jérusalem,
8:1 à
9:15.
4. Paul défend son autorité apostolique,
10:1 à
13:10.
5. Conclusion,
13:11-13.
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