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Admettre l’indémontrable
Indémontrable ne veux
pas dire faux. Les preuves scientifiques dépendent en effet de la
découverte de témoignages satisfaisants ainsi que la capacité de l’homme
à interpréter correctement les faits. Certaines vérités sont
indémontrables, soit qu’aucune trace n’en a été conservée, soit
que ces traces sont vagues ou toujours enfouies, soit encore que les
moyens ou les compétences scientifiques ne permettent pas de tirer une
conclusion définitive. Serait-ce le cas de certaines affirmations pour
lesquelles on manque de preuves matérielles extra bibliques ?
Du point de vue
scientifique, l’affirmation de la Bible selon laquelle il existe des
sphères invisibles peuplées d’êtres spirituels ne peut être ni
confirmée ni infirmée. Il en est de même des événements miraculeux qu’elle
rapporte. D’aucuns trouvent par exemple insuffisant les indices
géologiques concernant le déluge relaté en Genèse
7. Doit-on en conclure qu’il ne s’est pas produit ? Le temps ou
certaines transformations brouillent parfois les événements historiques.
Est-il vraiment impossible que des milliers d’années d’activité
géologique aient en grande partie effacé les preuves du déluge ?
Certes, la Bible affirme des choses que
les faits matériels disponibles ne peuvent ni confirmer ni infirmer.
Doit-on s’en étonner ? La Bible n’est pas un manuel de science. Elle
est cependant un livre véridique. On l’a vu, les faits montrent que ses
rédacteurs étaient des hommes intègres et honnêtes. Qui plus est,
quand elle aborde des points d’ordre scientifique, les termes employés
sont exacts et ne portent pas l’empreinte des anciennes théories
pseudo-scientifiques qui, finalement, n’étaient que des mythes. La
science n’est donc pas l’ennemie de la Bible. Ce livre mérite
vraiment d’être examiné sans parti pris. |