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Les
œuvres que nous accomplissons
Éphésiens 2 :10 & Éphésiens 1 :17-23
Comment savoir si nous accomplissons les œuvres de Dieu,
celles qu’Il a préparées d’avance ?
Il y a un premier critère sine qua non.
L’œuvre
que nous accomplissons ne devra en aucune manière contredire, s’opposer à
aucun commandement, aucune prescription de Sa Parole écrite. Si tel est le
cas, nous savons que cette œuvre n’a pas été préparée par Dieu.
L’œuvre s’accomplit dans un Service dans lequel s’exerce un
Ministère que le Saint Esprit donne à l’un ou à l’autre. Considérons
maintenant ce don du Saint Esprit.
A
–
Le
Ministère
Quel
est l’importance du Ministère dans lequel Dieu nous aura appelés ? Il est
grand car il détermine ce à quoi Dieu nous a appelés. Dans quoi
s’inscrit-il ? Il s’inscrit dans une durée et dans un lieu. La durée qui
est le temps de notre pèlerinage et sur la terre qui est le lieu.
Ce qui vient d’être dit semble évident et presqu’une lapalissade,
cependant, beaucoup de chrétiens semblent l’oublier et comme les
Corinthiens, agissent de manière comme s’ils avaient déjà commencé à
régner avant les autres ou atteint la perfection, ne voulant plus recevoir
d’instructions de la part de Dieu, venant de la bouche ou du stylo de ses
serviteurs.
Revenons au Service qu’il soit au-dedans ou au dehors de l’Église. Entre
quoi s’inscrit notre Service, entre quels évènements s’inscrit-il ?
Notre Service s’inscrit entre le Départ de Jésus de la terre pour monter
au ciel et son Retour dans les cieux, sur les nuées pour enlever son
Église. Entre ces deux évènements, s’inscrit notre service. Et dans ce
Service, l’œuvre que Dieu a préparée d’avance.
Au départ de
notre cheminement, Dieu nous a remis un ministère dans lequel s’inscrit
différentes œuvres qu’il a préparées d’avance. A l’arrivée dans la cité
céleste, Dieu nous demandera d’établir un rapport de notre activité sur
terre, en d’autre termes nous demandera des comptes sur l’œuvre accomplie.
Il nous évaluera non sur la quantité mais sur la qualité du service rendu,
sur l’œuvre accomplie. Lisez très attentivement les paraboles de l’esclave
prudent, des talents et des dix mines. C’est bien sur la qualité que le
Maitre de la Maison évalue ses esclaves qui ont eu à gérer ses biens.
O ! Combien de ceux que nous pensions être les premiers, ne le seront pas
parce qu’ils se seront trompés d’œuvres en accomplissant leurs propres
désirs selon leurs propres critères.
Ils n’auront pas voulu vérifier si les œuvres qu’ils accomplissaient
étaient en adéquation avec les critères de Dieu exprimés dans Sa Parole.
Pourquoi en
est-il tristement ainsi ?
L’absence d’un Amour véritable, remplacé par un orgueil démesurée. C’est
ce péché qui empêche toute remise en question, toute réévaluation de nos
œuvres, c’est ce que la Bible appelle « nous juger soi-même ».
Se tromper d’œuvre peut arriver à tout chrétien et dont moi le premier.
Je me suis déjà trompé d’œuvre. Dieu a alors pointé très douloureusement
son doigt sur cet abcès purulent. Cela a été terrible de supporter cette
pression insupportable mais nécessaire pour m’amener à reconsidérer mes
relations avec mon Dieu dans le Service dans lequel Il m’a placé.
J’ai alors obéi aux injonctions du Saint Esprit, mais Il a fallu qu’il
appuie très fort sur ma plaie pour que je cède. J’ai considéré mon Amour
pour mon Seigneur, je n’avais pas le droit de lui faire cela, pourtant, il
m’a tant Aimé, je lui dois donc une obéissance sans condition.
J’ai donc jeté aux orties cette œuvre impure et j’ai cherché l’œuvre pure,
celle qu’il m’avait déjà préparée et qui était en cour de réalisation mais
que j’avais abandonnée dans mon aveuglement. Je l’ai retrouvée telle que
je l’avais laissée.
Cela parait être une perte de temps que s’être engagé sur une fausse piste
puis de l’abandonner pour retrouver l’autel du sacrifice, du renoncement
aux œuvres mortes. Non, ce n’est plus une perte de temps si l’on se repend
en abandonnant et en réformant nos voies pour retrouver le sentier frayé
par Dieu. Le Seigneur pardonne, oublie et multiplie ses grâces et nous
fait retrouver une vigueur jamais égalée.
A l’instar d’Ézéchiel en 24 :18b, nous serons prêts à de nouveaux défis.
Qu’est-ce qui fait qu’Ézéchiel ait pu accomplir l’impossible ?
B
– L’AMOUR VERITABLE
L’obéissance implique une remise en question d’une attitude parfois depuis
longtemps établie. Comme une feuille de papier que l’on plie, il est
difficile, voir impossible de lui faire retrouver son état d’origine. Il
est des plis qui doivent être défaits et remis à plat mais les traces
laissées par ceux-ci, sont définitifs. Ainsi en est-t-il de la vie
chrétienne, le péché a été pardonné, oublié mais il faut assumer les
conséquences laissées par ces derniers.
Le moteur de l’obéissance est l’Amour que Christ, par le Saint Esprit a
placé dans nos cœurs. Mais cet Amour-là est resté à l’état embryonnaire et
il est impuissant pour nous faire marcher par l’Esprit et non selon la
chair. Il doit grandir harmonieusement avec les huit autres composants du
Fruit de l’Esprit.
Ainsi, nous ferons disparaître de notre vie, tout ce qui empoisonne notre
existence spirituelle et morale, ces choses auxquelles nous tenons tant.
Je ne citerais pas ces choses, votre conscience a déjà pointé du doigt
chacune d’elles que Dieu veut voir disparaître de votre vie.
L’Amour de Christ en nous, doit produire une passion dévorante de tout ce
qui concerne les choses de Christ :
L’Amour pour notre famille, pour nos frères et sœurs en Christ, pour les
perdus de ce monde, d’une part mais aussi :
Une relation
personnelle et très intime avec Dieu, notre Père, quotidiennement, par une
lecture méditative de Sa très Sainte Parole et par la prière d’adoration,
de supplication et d’intercession.
Nous n’aurons aucun résultat probant si nous supputons, discutons
évaluerons ses ordres, ses commandements et ses prescriptions pour les
amoindrir ou carrément les occulter. Nous ne pourrons jamais discerner ces
œuvres parfaites et saintes que Dieu a préparées d’avance pour nous tant
que nous persisterons dans ces égarements.
Beaucoup de chrétiens prient pour un réveil d’importance planétaire ou
pour le moins, national, en l’attendant du ciel. Je dis que leur attente
est mal orientée car ce n’est pas du ciel qu’il viendra mais du cœur par
une prise de conscience personnelle de chacun des croyants né de nouveau
en faisant cette prière :
« O ! Mon Dieu vient au secours de mon orgueil qui fait barrage à l’action
de ton Esprit Saint en moi, dans mon cœur. »
En effet, rien ne se passera tant que cet orgueil restera tapi dans le
fond de notre cœur, accomplissant ses mauvais desseins car Dieu résiste
aux orgueilleux mais Il fait grâce aux humbles.
Comme David, sachons-nous remettre en question en reconsidérant nos plans,
projets de toutes sortes. Sondons nos voies, regardons si nous sommes sur
un mauvais sentier, parsemé d’œuvre mortes constituées de fruits sans
saveur et véreux.
Samuel L’HERMITTE
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