voir ses réserves d'eau épuisées.
En raison des hivers répétés, pauvres en précipitations, tous les plans possibles de mesures d'économie draconiennes ont été sortis des tiroirs. Il est de plus envisagé de relever radicalement les prix de l'eau tant pour l'agriculture que pour les ménages. Pareilles mesures devraient empêcher le gaspillage de l'eau. La crise des réserves d'eau que connaît Israël a cependant donné lieu à une prise de conscience de la part des institutions publiques et à un regroupement de particuliers désireux d'intervenir avant qu'il ne soit définitivement trop tard. Le mois dernier, une organisation du nom de "Association israélienne de l'eau" a été fondée. Les membres fondateurs en sont des experts, des ingénieurs et d'autres personnes qui ont un rapport professionnel avec l'alimentation en eau. Le Professeur Avner Adin de l'Université hébraïque de Jérusalem a affirmé avoir pris l'initiative de fonder cette organisation parce que les hommes politiques n'ont jamais
Une analyse de l'état des réserves d'eau en Israël à la fin de la saison des pluies 2000/2001, un bilan final des précipitations hivernales et la probable consommation en eau de la population israélienne dans l'année en cours ont démontré que le niveau du lac de Génésareth va encore considérablement baisser. Les quantités d'eau prélevées dans le lac pour alimenter la population vont faire tomber l'échelle fluviométrique bien en-dessous de la limite rouge pourtant récemment revue à la baisse.
D'ici la fin de l'an 2001, la Société israélienne de distribution des eaux Mekoroth devra livrer au total 660 millions de mètres cubes. Sur ces 660 millions, 235 devront être prélevés dans le lac de Génézareth. L'Office de contrôle des eaux de l'Etat d'Israël a décidé, il y a quelques semaines seulement, qu'en vue de l'alimentation en eau de la population, l'échelle fluviométrique du lac de Génézareth pourra être ramenée à 214,30 mètres. Entre-temps toutefois, une analyse plus détaillée des points de repère à incorporer a fait ressortir que même ce nouveau point du niveau d'eau ne suffira pas. On va prendre tellement de ce précieux liquide que le niveau du lac à 215,10 mètres va se trouver en-dessous de celui de la mer. Le seuil le plus bas des eaux intérieures sera ainsi atteint.
On avait prévu, pour l'hiver dernier, la chute d'importantes précipitations. On s'attendait à ce que 27 millions de mètres cubes soient déversés dans le lac au cours du mois d'avril. Pourtant, à la fin de ce dernier mois de pluie, le lac n'a reçu que 12 millions de mètres cubes. Lors d'une année
normale de précipitations, la quantité d'eau amenée s'élève à 450 millions de mètres cubes. Cette année, il n'y en a eu au total que 137 millions. Pour l'instant, on ne sait pas encore quelle va être l'ampleur des conséquences d'un nouveau prélèvement considérable d'eau. Il ne fait aucun doute que cette évolution va non seulement se répercuter sur l'équilibre écologique, mais aussi sur la qualité de l'eau potable. Malgré tout, une grande partie de la population ne veut toujours pas admettre qu'Israël risque d'un moment à l'autre de >
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