Ces dernières semaines, le gouvernement israélien a prouvé vouloir mener des négociations malgré de nouvelles attaques terroristes. Mais cela ne semble pas calmer la situation. Des extrémistes palestiniens y voient une "victoire" ? et un encouragement à "forcer" d'autres concessions par une poursuite de la terreur.
ULHICH W. SAHM Actuellement, en Israël, tout un peuple attend dans la panique les attentats suivants. Malheureusement, la direction palestinienne ne fait toujours pas les efforts nécessaires pour les arrêter. Les Israéliens ont remis à Arafat des listes avec les noms de candidats aux attaques suicidaires, nommés "bombes humaines à retardement" mais ils les jette dans la corbeille à papiers. Ce serait dans son propre intérêt d'arrêter les terroristes actifs avant qu'ils ne puissent commettre l'irréparable.  Arafat croit-il vraiment pouvoir atteindre ses buts, s'il fait échouer le plan Mitchell, en tolérant visiblement les attentats? Dans cette situation, les Européens sont, eux aussi, assez impuissants. Au lieu de critiquer Israël, ils feraient mieux d'exercer de la pression sur Arafat pour que les meurtres de civils cessent. Tant que durera cette terreur, aucun Premier ministre israélien ne pourra exiger de son peuple de faire les concessions indispensables à une paix.

Commentaire : Celui qui , de nos jours, ne voit pas qui est Arafat, ferme sciemment les yeux sur la réalité. CM

    UN DÉPUTÉ ARABE DÉLOYAL
    La démocratie sapée
Les citoyens juifs de l'État d'Israël furent profondément consternés quand ils virent à la télévision un membre arabe de la Knesset se tenir, dans une ville arabe, en compagnie d'ennemis héréditaires d'Israël et l'entendirent prononcer des paroles hostiles à l'État.
Ce député, Asmi Bishara, membre d'un parti arabe de la Knesset, participait, dans la ville syrienne de Karbala, à une cérémonie en souvenir du premier anniversaire de la mort du président syrien Hafiz el?Assad. La cérémonie était sous l'égide du gouvernement syrien. Outre le président en fonction, Bashar el-Assad, fils du président défunt, des personnalités réputées mondialement pour leur position anti-israélienne y participaient, notamment des chefs d'organisations terroristes palestiniennes tels que Achmed Jibril et le cheik Nasrallah, secrétaire général du Hezbollah.
          Le parlementaire Bishara était invité en tant que délégué des Arabes israéliens. Dans son discours, il invita les pays arabes à "lever un large front d'activités contre l'État d'Israël. De plus, il loua les crimes de sang de l'organisation terroriste Hezbollah et qualifia ses membres de "héros du front de résistance islamique".
          Cette entrée en scène de Bishara a provoqué des réactions violentes en Israël. Certains l'ont qualifiée de "dépassement manifeste de la ligne rouge" sous l'angle de la loyauté d'un citoyen israélien, de surcroît membre du parlement élu démocratiquement. Des personnalités importantes ont exigé la levée de son immunité parlementaire. De plus, il devrait être traduit devant la justice pour ses déclarations hostiles à l'Etat. D'autres ont appelé "tromperie" le comportement de Bishara. Un député de droite a même demandé que "soit prononcée la peine de mort à l'encontre de cet ennemi de l'Etat." Par contre, quelques personnes de la vie publique, bien qu'également déconcertées parles déclarations du député arabe, ont demandé que ne soit pas restreinte la liberté d'expression du citoyen ->
Col. préc. israélien. Quoi qu'il en soit, Bishara, par son comportement, a fortement mis à l'épreuve la tolérance du système démocratique en Israël. Le droit à la liberté d'expression et d'opinion est fort large et généreux. Il en est de même pour l'immunité parlementaire. Elle est très étendue et difficile à lever, ce qui permet aux membres de la Knesset d'effectuer leur travail de manière indépendante.
        Cependant, les cas vécus à ce jour portant sur les limites de la liberté d'expression et d'opinion et traités par la Cour suprême de justice de l'État d'Israël, ont montré que la décision ne tombait pas toujours en faveur du citoyen. Ladite Cour s'est abstenue de protéger la démocratie israélienne contre des violations. Les déclarations du député Bishara vont manifestement dans le sens de "négation du droit de l'État d'Israël à son existence comme État souverain du peuple juif... En d'autres termes : Bishara utilise les structures de la démocratie israélienne pour contester son existence. La Cour suprême de justice s'est montrée, dans le passé,
particulièrement sensible et vigilante à l'égard de ce genre de manifestation d'opinion. C'est pour cette raison que plusieurs partis arabes n'ont pas été admis aux élections législatives. Il est fort possible que le membre de la Knesset Asmi Bishara ne puisse participer aux prochaines élections législatives, et cela afin de protéger la démocratie contre l'exploitation de ses structures dirigée contre elle?même.

Commentaire : Israël est l'unique démocratie au Proche-Orient. Et quelques Arabes en profitent sans vergogne. Imaginons ce qui se passerait si quelqu'un en Syrie ou en Arabie saoudite venait se faire le défenseur du droit à l'existence d'Israël : l'intéressé ne ferait pas de vieux os! CM

   MESURES DE TRANSFORMATION AU MUR DES LAMENTATIONS
    Un projet intéressant
L'administration de la ville de Jérusalem envisage d'abaisser de plusieurs mètres le parvis du Mur Ouest, ce qui impressionnerait davantage encore le visiteur.
Le pan ouest du mur d'enceinte du deuxième Temple est très haut. Sous la petite partie visible aujourd'hui, il y a treize autres mètres de murailles recouvertes de décombres et de terre. Le long du mur et particulièrement dans l'aire du tronçon aujourd'hui visible - aussi connu sous le nom de "Mur des Lamentations" -, il s'est amoncelé, après la destruction du deuxième Temple et de la ville de Jérusalem, des décombres, de la terre et des détritus. Au cours des siècles, le niveau du sol a monté de sorte que de moins en moins de rangées de pierres pouvaient être vues. Finalement, un quartier d'habitations s'est installé sur ce flanc. Quelques maisons furent bâties si près du Mur des Lamentations qu'entre celui-ci et les bâtiments, il ne subsista plus qu'une très étroite rue. Après la guerre des Six jours de 1967, ce quartier fut rasé et quelques mètres du mur enseveli mis au jour. C'est ainsi qu'apparut le parvis, comme nous le connaissons aujourd'hui.
Le projet actuel d'abaisser de plusieurs mètre le niveau de la place coûterait environ 100 millions de shekel. Le ministre du Tourisme, Rachavam  Ze'evi, qui participa dernièrement à une inspection de l'endroit, a affirmé que son ministère se chargerait des frais du fait qu'il s'agit d'un ..projet de signification nationales". Tant le Mur Ouest que le Mont du Temple ont, au cours de l'histoire, régulièrement été au centre de différends religieux et nationaux. Dans de larges cercles de la population israélienne, on craint que le projet envisagé vienne rallumer le dur conflit autour de ce lieu saint.
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Dernière mise à jour de cette page : jeudi 15 septembre 2016